Procida

Procida, le joyau à l’abandon

 

Arrivée et premier soir :

Arrivée à Naples sous un temps maussade, mais fort heureusement pas de pluie. Je prends une navette directement pour l’aéroport afin d’aller chercher Julie qui arrive dans une heure tout juste. J’arrive à temps et prends le temps de repérer la sortie du terminal pour l’y attendre. Une fois arrivée, nous reprenons la navette pour cette fois-ci le port de Naples afin de prendre une sorte de ferry qui va nous conduire à Procida, la plus petite île de la baie Napolitaine, et visiblement la plus préservée des trois. Nous y arrivons en fin d’après-midi et nous dirigeons vers la location AirBnB que nous avons pris. Un gentil vieux monsieur nous réceptionne, nous fait visiter rapidement et nous explique deux trois trucs, dont les endroits qu’il faut aller voir (il ne parle qu’italien mais nous parvenons à nous comprendre facilement tout de même). Il nous donne les clés et s’en va. Nous prenons nos quartiers puis partons à la découverte de cette île qui promet d’être pour le moins dépaysante.

 

Nous commençons par la Marina di Corricella (venant du Grec Chora Kals et signifiant beau village, bel endroit). Nous sommes tout de suite charmés par cet endroit très pittoresque et très coloré mais surtout très calme. Oui car aucune voiture ou engin motorisé n’y accède, hormis les bateaux mais qui sont la bienvenue car ils apportent de l’authenticité à ce petit port de pêcheur. Nous nous posons sur la terrasse d’un bar à vin mais proposant aussi de la bière artisanale à laquelle je ne résiste pas. Le silence est vraiment très appréciable, l’odeur de la mer, le départ des pêcheurs en mer pour la nuit, la gentillesse des gens et le doux clapotis de l’eau en font réellement un endroit idyllique. S’ensuit alors un restaurant très bon (il faut aimer les fruits de mer si vous souhaitez manger dans les restaurants de la marina), Raviolis à la crevette pour moi et Linguine à l’artichaut et aux moules pour Julie. Il fait un peu frais ce soir-là mais nous montons tout de même à l’assaut de la ville fortifiée sur les hauteurs qui offre un panorama unique, sur la marina dans un premier temps, puis sur l’île de Capri en continuant un peu. Nous décidons d’y revenir le lendemain pour y admirer la vue encore mais cette fois-ci en plein jour.

 

 

 

Premier jour et deuxième soir :

Aujourd’hui c’est découverte de l’île, plage et repos si possible. Tout ne se passera pas comme nous l’espérions et je vais essayer de vous le détailler ici.

Tout d’abord il faut parler de la conduite des locaux, qui est quelque peu archaïque et franchement qui peut surprendre voir faire peur. Les rues sont assez étroites et sans trottoir mais cela ne les empêche pas de rouler plein gaz et de nous frôler à plusieurs reprises. Que ce soit les voitures ou les scooters voir les minibus, tous roulent assez vite. Ensuite il faut parler de la saleté des plages qui est vraiment dommage. La première plage que nous faisons est pleine de détritus ce qui n’incite pas à s’y poser. Nous décidons donc de continuer jusqu’à la prochaine plage qui n’est pas très loin et là nous trouvons une plage propre et une eau claire, le bonheur ! A préciser que Procida est une île volcanique, sortie de mer suite à l’éruption de plusieurs volcans aujourd’hui éteints, il ne faut donc pas s’étonner de ne trouver que des plages de sable noir. Nous nous posons donc sur cette plage et je fais mon premier bain de l’année, l’eau est très fraîche mais c’était très agréable. Nous restons un peu puis décidons d’aller voir d’autres endroits de l’île jusqu’à atteindre le troisième port (celui de plaisance), Marina Chiaiolella. Beaucoup moins pittoresque nous nous y arrêtons tout de même pour manger et ce fut très bon également.

Le reste des plages et de l’île fut un peu décevant car beaucoup de bâtiments un peu abandonnés, sales ou délabrés. Cela ne semble pas gêner les locaux et nous supposons que le ménage des plages et la remise en état des restaurants de plage est fait avant l’été et donc avant l’arrivée des touristes. Si c’est le cas nous trouvons cela dommage de ne pas entretenir cette belle île qu’est Procida car elle pourrait être véritablement un petit paradis. En revanche il faut noter la quantité impressionnante de fleurs dans leur cimetière qui est plutôt bien entretenu et qu’il faut, je pense, absolument visiter car ils semblent entretenir une relation très importante avec leur morts et leurs anciens.

Nous passons la deuxième soirée à nouveau sur le petit port de pêcheur. Nous apprécions un peu moins car d’autres restaurants ont ouvert pour le weekend et ne jouent malheureusement pas la carte du charme mais plutôt celui du tourisme. Dommage, néanmoins cela reste très agréable et nous mangeons dans un autre resto en hauteur avec une vue magnifique sur la Marina.

Si j’ai un conseil pour ceux souhaitant se rendre à Procida, je dirais qu’il faut y aller hors saison et surtout hors weekend afin de conserver le côté authentique. Retour le lendemain matin pour Naples où nous resterons deux jours. A voir ce que cela donnera !

 

 

 

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